Entretien de la chaudière : une fois par an, et l'attestation à garder

Une chaudière de 4 à 400 kW, au gaz, au fioul, au bois, au charbon ou multicombustible, s'entretient une fois par année civile par un professionnel. Il remet une attestation dans les quinze jours, à garder au moins deux ans.

Vérifié le 26/09/2026. Ce guide informe, il ne remplace pas un conseil juridique.

Quelles chaudières sont concernées

L'obligation vise les chaudières dont la puissance est comprise entre 4 et 400 kW, quel que soit leur combustible :

  • gaz — gaz naturel, propane, butane ;
  • fioul ;
  • bois — bûches, granulés, plaquettes ;
  • charbon ;
  • multicombustible.

C'est le cas de la quasi-totalité des chaudières individuelles d'une maison ou d'un appartement : une chaudière murale au gaz fait une vingtaine de kilowatts. La puissance figure sur la plaque signalétique de l'appareil et dans sa notice.

Les pompes à chaleur et les climatisations suivent une autre règle : un entretien au plus tard tous les deux ans pour les systèmes de 4 à 70 kW, depuis le décret du 28 juillet 2020. Même principe, rythme différent.

Une fois par année civile

L'entretien est dû chaque année civile, c'est-à-dire entre le 1er janvier et le 31 décembre. Ce n'est pas « douze mois après le dernier » : une visite en mars une année et en novembre l'année suivante respecte la règle.

En pratique, la fin de l'été et le début de l'automne sont les meilleurs moments : la chaudière n'a pas encore redémarré pour l'hiver, et les chauffagistes ont encore des créneaux. Attendre la première panne de novembre, c'est attendre avec tout le monde.

Pour le propriétaire qui habite sa maison, la question de savoir « qui paie » ne se pose pas : c'est lui qui commande et règle l'entretien. Dans un logement loué, l'entretien courant d'une chaudière individuelle revient en principe au locataire ; une chaudière collective relève du propriétaire de l'immeuble ou du syndicat des copropriétaires.

Ce que fait le chauffagiste

L'entretien n'est pas un simple coup d'œil. Selon service-public.gouv.fr, il comprend :

  • la vérification de la chaudière et, si nécessaire, son nettoyage et son réglage ;
  • l'évaluation de son rendement ;
  • la mesure des émissions de monoxyde de carbone ;
  • des conseils sur le bon usage de l'installation, les améliorations possibles et, le cas échéant, l'intérêt de la remplacer.

La mesure du monoxyde de carbone est la raison d'être de l'obligation. Ce gaz est inodore et invisible, et une chaudière mal réglée ou un conduit obstrué suffit à en produire. Les intoxications surviennent surtout pendant la saison de chauffe.

L'attestation d'entretien

Le professionnel remet une attestation d'entretien dans les quinze jours qui suivent sa visite, sur papier ou par voie électronique. Elle mentionne notamment l'appareil, la date de la visite, les opérations réalisées, le rendement mesuré, les émissions constatées et les conseils donnés.

Elle se conserve au moins deux ans. Mieux vaut la garder plus longtemps, avec les précédentes : c'est l'historique de l'appareil, et le premier document que l'on vous demandera :

  • après un sinistre — incendie, dégât des eaux venant de la chaudière, intoxication : l'assureur vérifie que l'appareil était entretenu ;
  • à la revente, où un acquéreur attentif demande les dernières attestations ;
  • par un nouveau chauffagiste, qui gagne du temps s'il connaît les interventions passées.

Et si l'entretien n'est pas fait ?

Les textes ne prévoient pas d'amende en cas d'entretien manquant. La conséquence est ailleurs :

  • pour l'assurance : si un défaut d'entretien a causé ou aggravé un sinistre, l'indemnisation peut se discuter. Sans attestation, c'est à vous de montrer que l'appareil était en bon état ;
  • pour la sécurité : l'entretien est l'occasion où l'on détecte un échangeur encrassé, un conduit mal raccordé, une combustion qui produit du monoxyde de carbone ;
  • pour la facture : une chaudière réglée consomme moins, et ses pannes coûteuses se préviennent souvent pendant l'entretien.

Contrat d'entretien ou visite ponctuelle ?

Rien n'oblige à souscrire un contrat. Une visite commandée chaque année suffit à respecter la règle.

Le contrat apporte un rendez-vous fixé à l'avance et, selon la formule, le déplacement ou certaines pièces en cas de panne. Il vaut la peine de comparer ce qu'il couvre réellement — main-d'œuvre, pièces, délai d'intervention — plutôt que son seul prix, et de noter sa date d'échéance et son préavis de résiliation : c'est ce qu'on cherche le jour où l'on veut en changer.

Le conduit, l'autre moitié de l'entretien

L'entretien de la chaudière ne dispense pas du ramonage du conduit de fumée, qui est une obligation distincte, au moins tous les douze mois. Pour une chaudière à ventouse, le chauffagiste nettoie souvent le conduit pendant l'entretien : demandez-lui alors le certificat de ramonage en plus de l'attestation d'entretien, ce sont deux papiers différents.

Ce qu'il faut en retenir

Une visite par année civile, par un professionnel, pour toute chaudière de 4 à 400 kW. Une attestation remise sous quinze jours, à garder au moins deux ans — et en pratique avec toutes les précédentes.

Et deux rythmes à ne pas confondre : chaque année pour la chaudière, tous les deux ans au plus pour la pompe à chaleur ou la climatisation.

Les sources

Chaque règle citée plus haut vient de l'un de ces textes. Ils font foi, pas cette page.

Dans IMMO-O

Ce que l'application fait de cette règle, écran par écran : Le carnet de la maison.

À lire ensuite

Le carnet de la maison rappelle l'entretien de la chaudière chaque année et range l'attestation en face.

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