Une visite se déroule en postes préremplis selon le type de bien, chaque constat a son niveau d'action, et ce qui est « à réparer » ouvre un ticket à la clôture. Entre deux visites, le carnet d'entretien dit ce qui revient — et qui doit le faire.
Un bailleur connaît son bien de mémoire, et sa mémoire part avec lui. Le ramonage « a été fait par le locataire d'avant ». La fissure du balcon « était déjà là ». Rien de tout cela n'est écrit, sauf sur des factures dans un classeur.
Le jour d'un sinistre, d'une vente, d'un litige de sortie ou d'un contrôle de décence, c'est exactement cette mémoire qu'on lui demande de prouver. Et il ne peut pas.
L'application avait les pièces du puzzle sans le puzzle : un ticket porte un coût mais pas une photo, un état des lieux porte des photos mais elles décrivent un état locatif, pas la santé du bâti. Le dossier technique du lot relie les morceaux, et la visite est le geste qui l'alimente.
Chauffage, eau chaude, ventilation, assainissement, toiture, dernière rénovation : la fiche technique du bien répond une fois pour toutes. Les appareils, eux, entrent au registre — chaudière, chauffe-eau, VMC, détecteur de fumée, portail, fosse… — avec leur date de pose et une durée de vie indicative. Remplacer un appareil dépose l'ancien et chaîne le nouveau : l'histoire ne se perd pas, elle continue.

Vous choisissez le motif et les pièces ; l'application déroule les postes. Dans chaque pièce : murs, sols, plafond, menuiseries, et l'humidité — que l'état des lieux ne regarde pas, parce qu'il constate un état locatif et non la santé du bâti. Puis les postes du logement entier, dans l'ordre d'une vraie visite : ce qui chauffe d'abord, ce qui est dehors à la fin. Pour une maison, la toiture, la façade, les gouttières, le conduit de cheminée et l'assainissement s'ajoutent d'eux-mêmes.

Conforme, à surveiller, à réparer, urgent — et « non vu », qui compte autant que les autres : une porte fermée, un accès encombré, et le locataire n'est tenu à aucune visite de contrôle. Dire « non vu » est honnête ; cocher « conforme » sur un poste qu'on n'a pas regardé est un mensonge qui finira dans un rapport. Vous ajoutez une température, un taux d'humidité, un relevé de compteur, une photo — et la photo reste attachée à son poste.
Chaque poste « à réparer » ou « urgent » ouvre un ticket de maintenance, avec une catégorie proposée que vous corrigez si elle tombe à côté. Le rapport PDF est édité et rangé dans les documents du bien ; vous le partagez au locataire si vous le voulez, visite par visite, jamais d'office. Ensuite, la visite ne bouge plus : une erreur découverte après coup s'ajoute en rectificatif, elle n'efface rien. Et entre deux visites, le carnet d'entretien prend le relais : chaque échéance dit sa périodicité, son fondement et qui doit la tenir.

Les postes à traiter en tête, le détail ensuite, rangé dans les documents du bien. Partageable au locataire, visite par visite.
Rien à ressaisir : un poste constaté « à réparer » arrive en maintenance avec son libellé, sa pièce et sa catégorie.
Toutes les photos techniques du lot au même endroit, filtrables par pièce, par équipement et par année — la plus récente d'abord.
Un endroit photographié à deux dates se rapproche tout seul : même équipement, sinon même pièce. Deux photos du même jour ne se comparent pas.
Poser une chaudière au registre crée son entretien annuel ; le ramonage, la vidange de fosse, le détartrage, la VMC suivent la même logique.
L'entretien courant est à la charge de l'occupant (décret n° 87-712) — le contraire de ce que croient beaucoup de bailleurs. Le locataire dépose son attestation depuis son portail.
Un état des lieux constate l'état locatif entre deux parties, à une date imposée par le bail, et sert à chiffrer une retenue. Une visite technique regarde la santé du bâtiment, quand vous le décidez, même sans locataire, et sert à déclencher un entretien ou une réparation. Les échelles sont différentes pour la même raison : un carrelage fendu est « moyen » à l'état des lieux et « à réparer » en visite.
Non. Quatre gabarits couvrent le logement, la maison, l'annexe (garage, cave, parking) et le local, et se déroulent à l'ouverture de la visite selon le type de bien. Vous pouvez ajouter un poste libre si votre bien a une particularité, mais vous n'avez aucun formulaire à construire.
Seulement si vous le partagez, et visite par visite. Le partage rend aussi le PDF visible dans ses documents — partager la visite sans son rapport ne lui montrerait rien d'utile.
Non, et c'est ce qui lui donne sa valeur : une visite close est l'histoire du logement. Un rectificatif s'ajoute, daté, sans effacer le constat d'origine. Seuls le partage et le rattachement d'un ticket restent modifiables après la clôture.
Le carnet le dit ligne par ligne, avec la référence. L'entretien annuel de la chaudière et le ramonage sont des obligations ; le nettoyage des gouttières est une bonne pratique. Les faire passer pour la même chose décrédibiliserait les lignes qui en sont vraiment une.
Créez votre compte, posez vos équipements au registre : le carnet d'entretien se remplit à mesure que vous les saisissez.